Poésie sauvage

en attendant de rassembler mes textes, un aperçu...

le soleil et la lune se répondent dans un ciel sans fin

devant la porte de l'Equinoxe je m'incline oh les belles récoltes de la saison claire joyeuse abondance dans mon cœur ombres et lumières jouent ensemble je perds le sud me dépose ici maintenant qu'il est doux cet abandon dans les bras de Pachamama laisse tomber tes feuilles tes vieilles peaux pour mourir encore et en corps humer l'humus avec humilité embrasser l'Humanité en chemin oui je te sens te serre dans mes branches et me tourne vers l'ouest vers celles et ceux qui avant nous ont marché sur la Terre sacrée respire dans tes racines la sagesse des ancêtres respire l'espace et le temps se fondent dans une délicieuse étreinte c'est la fête de l'intériorité dans mes terres nues silencieuses je goûte mon absence je goûte la présence

amoureusement sauvagement reliée
 

Equinoxe d'automne 2021

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il n'y a plus de place pour le connu la fuite ou la complaisance ce n'est plus le moment de dormir de regarder ailleurs les miroirs sont partout ouvre les yeux ouvre ton cœur quand tu oses éclairer tes propres ombres le voile des illusions se déchire les croyances s'effilochent l'ego capitule dans un flot de larmes dans un feu de joie tu peux laisser partir ce qui te lie au passé au futur et réenchanter le présent oui tu es le feu ardent qui transmute les peurs les certitudes allez embrase tout et danse au milieu des flammes danse danse laisse-toi mourir encore pour renaître de tes cendres

toujours plus vivant plus libre plus aimant

Pleine lune août 2021

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j’ai bourdonné dans la glycine flirté avec les roses portée par le vent j’ai marché vers l'est d’arbre en arbre j'ai récolté la sève croqué les jeunes pousses un papillon s'est posé sur ma joue et je suis devenue fleur ô ciel remplis-moi de bleu le chant des mésanges ne m’a pas rendu mes ailes j’ai interrogé le vieux chêne rampé dans les herbes folles caressé les pierres remué les feuilles mortes et je n’ai rien trouvé je me suis blottie dans tes racines le temps d’un rêve

quand j’ai ouvert les yeux je n’étais plus là

Intime errance entre ciel et terre au fil d'avril